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Apparue en 1990, puis  remaniée en 1993, la 600 se place sur un unique créneau : celui des routières sportives de moyenne cylindrée.

Alors si vous cherchez une moto homogène, efficace, et si vous refusez d’être plié en quatre sur la dernière réplica venue, la ZZR répondra sans aucun doute à votre attente.

Sobre et « classe », elle n’a presque pas vieilli même si elle possède un embonpoint certain face aux 600 sportives actuelles.

Les crochets rétractables sur les flancs de selle rappellent sa vocation. Celle-ci propose d’ailleurs une assise confortable, ponctuée d’une poignée passager suffisamment dimensionnée.

Une fois en route, on se réjouit de la position de conduite pas trop en appui sur les poignets. Le tableau de bord est complet et lisible. Double totalisateur kilométrique (ou 1 et une horloge suivant les années), température, jauge et témoins répondent présents. On notera aussi la présence d’un vide poche sur le retour du carénage, très pratique pour loger son ticket de péage par exemple.

Le reste de la machine n’appelle aucune critique tant sa finition est soignée. Avec ses deux béquilles, un coffre de selle pour l’antivol, la Kawasaki offre un équipement complet. Son système de freinage est confié à un ensemble disques flottants et étriers quatre pistons.

Voilà qui incite à enclencher la première… Ferme, la boîte verrouille rapidement chacun des rapports pendant que le moteur se délecte des hauts régimes. Il possède indéniablement un caractère sportif, qui dès ses débuts, a toujours constitué son point fort. Vif et expressif, il monte dans les tours avec une allégresse digne de ses plus jeunes concurrents.

Une fois sur l’autoroute, la vitesse de croisière s’avère déjà suffisante. Pour s’assurer de bonnes reprises et doubler en toute sécurité, il vaut mieux rétrograder.

Puissant pourvu qu’on le cravache, le quatre cylindres se montre en contrepartie mou à mi-régime mais du coup cela apporte une certaine souplesse.

De son côté, le carénage protège parfaitement le pilote à haute vitesse, pourvu que l’on se courbe davantage derrière la bulle. Un bref passage en ville montre les quelque défauts de la machine.

On notera un rayon de braquage insuffisant, une direction un peu lourde à basse vitesse, et un écartement des rétroviseurs trop large pour se faufiler entre les voitures mais qui permettent de bien voir ce qui se passent derrière (après tout, on ne peut tout avoir !).

La ZZR s’acquitte pourtant des parcours urbains avec bonne foi, sans y briller particulièrement. Son terrain de prédilection reste avant tout les petites routes de campagne. Bien campée sur ses pneus, elle se conduit presque d’un oeil. Et avale les courbes rapides à très bon rythme. Seul bémol, elle n’apprécie guère les enchaînements rapides, des conditions où sa stabilité est durement mise à l’épreuve. Raffermir ses suspensions devient alors indispensable. Voilà qui évite de faire râper la béquille centrale constamment et permet de retrouver une certaine sérénité. Cette remarque vaut également pour une conduite en duo.

Au chapitre du freinage, la confiance reste le maître mot. La machine a tendance à se relever lors des freinages sur l’angle, détail peu gênant une fois le mode d’emploi bien assimilé.

A sa sortie en 1990

ZZR 600 1992

 

En 1993 il subit un 1er remaniement esthétique, mais aussi au niveau de son chassis et de son moteur.

 

ZZR 600 1993

 

En 1998, il bénéficie d’un horloge à la place du second totaliseur kilométrique et d’une fourche réglable.

ZZR 600 1998

 

 

En 2001, les dernières modifications sont apportées , avec des silencieux inox catalysés.

ZZR 600 2001